Entamer une détox des réseaux sociaux

Cela faisait déjà des mois que je disais qu’un jour ou l’autre j’allais me déconnecter des réseaux sociaux. Bien sur je trouvais toujours une bonne raison d’y rester et je n’avais de cesse de remettre au lendemain cette décision. Au mois de novembre 2018, suite à la lecture d’un énième commentaire, je décidais de tout arrêter en essayant de ne pas trop me poser de questions.

Pourquoi entamer une détox des réseaux sociaux ?

Comme je te disais plus haut, cela faisait plusieurs mois que je me plaignais du manque de sens des réseaux sociaux. Comme tout le monde, je râlais, mais je ne mettais rien en place pour sortir de cet état d’insatisfaction. En pleine crise des gilets jaunes, j’avais l’impression d’assister à une pièce de théâtre en lisant les divers commentaires posté sur mon fil d’actualité. Les gens se plaignaient, râlaient, entamer des discussions animées sous couvert d’un pseudo anonymat. Et, même si je ne me plaignais pas, quelque part, je prenais conscience que je participais à cette rébellion générale. Je consultais ma page Facebook le matin, comme on peut lire pour la 140ieme fois le dos d’une boite de céréales. Ma consultation de ce fil d’actualité était devenue automatique.

Sans me poser de question, une fois mon petit déjeuner préparé , j’ouvrais mon téléphone et je consultais mon fil d’actualité.

Photo by Con Karampelas on Unsplash

Un soir, en râlant d’une énième pépite trouvée sur mon fil je menaçais de supprimer mon compte. Mon conjoint, assis à mes cotés me rétorqua : « De toute manière, cela fait des mois que tu répètes que tu vas supprimer ton compte mais tu es toujours la ». Et, le pire, c’est que je me rendais compte qu’il avait raison. Alors, sans réfléchir, j’effaçais mes données et supprimer définitivement mon compte.

Les premiers jours sans Facebook.

Fier de mon acte, j’allais me coucher avec une certaine fierté de l’avoir enfin fait et une légère angoisse en me demandant ce que j’allais faire le lendemain matin au petit dèj….

Le matin suivant, une fois mon thé prêt à être bu, je restais assis sur ma chaise sans oser toucher mon téléphone. En effet, a part surfer sur Facebook, cela faisait des mois que je n’avais pas fait autre chose en déjeunant. Au fil de ma journée, je me rendais compte des minutes, voir des heures que je passait sur Facebook avant ma décision de tout stopper.

Les jours suivants s’égrainaient, me faisant apparaitre la réalité telle qu’elle était. Je me rendais compte qu’avant ma décision de tout arrêter, je passais un temps fous sur les réseaux sociaux. J’avais laissé de côté durant toutes ces années mes rêves et j’étais devenu en quelque sorte spectateur de ma vie, et, surtout, spectateur de la vie des autres. J’attendais avec une certaine frénésie le plus de « like » sur mes publications. Mon égo s’était délecté de tout cela et, le temps aidant, il s’était installé confortablement dans ma vie.

Les Réseaux sociaux et les amis.

Ma décision me coupait de toute une partie du monde. Lors de soirée entre amis, j’assistais à la sempiternelle séance de photos postées immédiatement sur Facebook et autre Whatsapp. Je loupais des discussions virtuelles entre amis, et les  » je ne sais combien » nombreuses notifications d’anniversaire. Mon groupe d’amis n’a pas spécialement souffert de mon absence des réseaux sociaux car je prenais des nouvelles de mes amis différemment (et peut être plus régulièrement) via mon téléphone. Je prenais le temps de les appeler lorsque l’envie me prenait. Certain d’entre eux se sont peut être éloignés mais, ces amis étaient ils vraiment des amis ? En quittant Facebook, je me rendais compte que j’apprenais à dire les choses simplement et je gagnais en respect pour les autres et surtout j’apprenais à me respecter un peu plus chaque jour.

Je me suis aussi aperçu que mes 10 années sur Facebook m’avaient maintenu dans des souvenirs, des moments de vies, et m’empêchaient de lâcher réellement prise face à tout ce que j’avais traversé.

6 mois sans Facebook

6 mois se sont écoulés depuis ma désinscription, j’envisage l’utilisation des réseaux sociaux différemment. Alors pour répondre à la question que tout le monde se pose, OUI, je suis revenu sur les réseaux sociaux mais différemment. Sans passé, sans photos datant de 10 ans, sans souvenirs perturbateurs, avec un pseudo plutôt que mon véritable nom. Ce nouveau profil est plus axé sur ce que j’ai envie de vivre , ou plutôt de partager.

Je me suis inscrit sur des groupes de partage plus en phase avec l’homme que je suis. Je dirais que je me sers de Facebook plus comme un grand tableau en liège sur lequel on accroche un article à lire, un morceau de musique que l’on écoutera plus tard ou encore une citation dont je veux me souvenir.

Le bilan

Ces 6 mois sans réseaux sociaux m’ont permis de faire le point sur ce que je désirais et surtout sur ce que je ne voulais plus. Dorénavant, je préfère favoriser de vrais échanges plutôt que des conversations virtuelles sans fin. Je prends le temps de joindre mes amis et mes proches autrement que par la seule voie virtuelle. Du coup, je reprends goût à l’écriture au travers de ce blog. Facebook, Instagram, Whatsapp et j’en passe sont de très beaux outils d’échanges et de partage mais je pense que l’homme doit se méfier de sa tendance a laisser son ego lui dicter la voie à suivre.

Je renouvellerai l’expérience de la détox certainement et dès que j’en sentirai le besoin. Peut être en passant mon compte en profil inactif ou peut être en effaçant encore une fois toutes mes données.

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Dois-je démarrer une formation de prof de yoga ?

Je suis du genre jusqu’au boutiste et voila maintenant plusieurs mois que j’hésite à démarrer une formation de prof de yoga. Les cours classiques me conviennent mais il me semble qu’il me manque un bout de je ne sais quoi. J’ai envie d’approfondir ma pratique. J’ai envie de rentrer dans le cœur du sujet.

Alors bien sur, tu me diras que tous les yogis dignes de ce nom continuent à apprendre toutes leurs vies. Et tu auras raison. Mais une formation de professeur de yoga me permettrait de comprendre un peu mieux la psychologie yogique, les postures, les ajustements. Je ressens aussi le besoin de partager avec des gens qui sont sur le même chemin que moi et qui font sans doute face au même problématiques que celles que je peux rencontrer.

En fait je ne souhaite pas spécialement devenir professeur (bien qu’à l’idée d’enseigner j’ai des papillons dans le ventre) mais plutôt approfondir ma pratique. J’ai envie d’avancer dans ma pratique autrement qu’en achetant une quantité d’ouvrages.

La semaine dernière, je pensais justement de plus en plus à cette éventuelle formation tout en me demandant quelle formation pourrais-je choisir. Et, tu me croiras ou non, mais le soir même, ma prof me proposait une formation de prof qui démarrera en septembre 2020. C’est une formation de 4 ans et de plus de 500 heures. Superstitieux par nature, je me suis dit que c’était certainement un signe. Mais en y réfléchissant un peu plus, je crois que je n’ai pas spécialement envie d’une formation aussi longue. Tout du moins pas tout de suite.

Je pense que je préférerais une formation plus courte labellisée RYT 200, et donc, reconnue par yoga alliance. Le seul hic c’est le budget.

Pour ce type de formation il faut compter un budget de 2500 € environ. De plus, la plupart de ces formations sont spécialisées dans un « type » de yoga. Et, encore une fois, j’hésite entre une formation ciblée Hatha ( donc plus doux) ou bien une formation plus Vinyasa (donc plus dynamique).

A aujourd’hui je suis ces deux types de cours et ces deux enseignements m’apportent autant l’un que l’autre. Le Hatha me fait travailler un petit peu plus intérieurement mais les cours peuvent me sembler un peu plus lent. Le Vinyasa est plus dynamique mais manquent un peu d’un aspect « spirituel » à mon gout. J’aime ces deux façons d’appréhender le yoga et je ne saurais pas lequel choisir.

Alors si toi, qui lit cet article, tu vis ou bien tu as vécu le même dilemme, n’hésites pas à partager avec moi ton expérience afin de m’aider à me décider.

Au plaisir de te lire

Namasté

Le yoga et moi

Ma rencontre avec le yoga a pris forme suite à un constat. A 40 ans passés, je commençais à ressentir de plus en plus de courbatures en fin de journée. Après une à 2 heures d’immobilité, je mettais un petit moment à réussir à me dérouler pour sortir de mon canapé.

Alors, l’envie de reprendre une activité physique me taraudait de plus en plus mais : quelle activité choisir ? L’abonnement à une salle de sport ? Très peu pour moi, je ne suis pas sportif pour deux sous. J’avais suivi une formation en méditation quelques années auparavant et l’aspect « spirituel » n’était pas à négliger. Ainsi, naturellement, je me suis mis en tête de rechercher un cours de yoga dans ma ville avec pour objectif premier l’envir de faire du bien à mon corps.

Plusieurs critères s’imposaient à moi :

Les horaires : ces derniers devaient coïncidés avec mes horaires de travail.

-Le lieu: les cours devaient se déroulés pas trop loin de mon domicile.

-Le prof : je voulais un prof diplômé et reconnu par une fédération.

-les tarifs : je ne souhaitais pas dépenser 30 euros pour une heure de yoga.

-Le groupe : je ne voulais surtout pas me retrouver entouré de bimbos déguisées en yoginis qui se regardent le nombril tout en portant un jugement sur chacun des participants.

Me voila donc parti à la recherche du cours parfait . Mais au bout de 15 jours aucun cours n’entrait dans toutes les cases. Et puis, un soir en rentrant de mon travail, dans ma boite au lettre, un flyer n’attendait que moi.

Ce dépliant invitait le lecteur à rejoindre un cours de yoga à 500 mètres de chez moi. Et le premier cours avait lieu le jour de mon anniversaire. Conscient des signes que l’univers peut parfois nous envoyer, je décidais de m’inscrire à ce cours sans attendre. Après un petit coup de fil passé à la prof, dans le seul but de voir ou je mettais les pieds, je réservais ma place.

La méthode enseignée était du Hatha yoga dans la tradition de Desikachar. Cette façon de pratiquer le yoga est également appelé Yoga de Madras. L’enseignante était diplômée par l’institut français du yoga. Elle avait commencé le yoga 17 ans plus tôt.

Le moment d’assister à mon premier cours était venue. L’heure 19h45 , me semblait un peu tardive. Le jour : Vendredi était parfait pour me faire redescendre de ma semaine de stress au boulot.


Photo by Laurie-Anne Robert on Unsplash

Je franchissais la porte de la salle de sport et je découvris une femme d’un certain age, souriante et prête à démarrer le cours. Nous étions 5 élèves d’ages différents et de morphologies variées. Le premier exercice était axé sur notre respiration et sur le fait de positionner nos mains à différents endroits de nos corps afin de sentir les effets de la respiration sur notre organisme. Ce démarrage me laissait perplexe mais je décidais de me laisser porter par la pratique.

Durant cette séance, la prof nous demanda de poser nos mains sur nos oreilles afin d’entendre notre respiration et de prendre conscience de sa présence au quotidien. Dès l’instant ou j’entendis ma respiration résonner dans le creux de mes mains, une vague de sensation m’envahit. Je n’étais plus dans cette salle, j’étais ailleurs et partout à la fois. Une communion entre moi et ma respiration et une prise de conscience de sa présence rassurante au quotidien.

Les postures s’enchainait et à la fin du cours, je me sentais tellement léger, détendu et en accord avec moi-même. Pour moi c’était évident, C’était même certain, je m’inscrirai à ce cours.

Depuis les cours se succèdent, les routines matinales se créent, la relation a mon corps s’affine et ma relation avec le yoga m’apporte tous les jours l’énergie nécessaire à mon quotidien. Et toi quelle est ta relation au yoga ?

Au plaisir de te lire. Namasté